Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE)

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Publication

Conseil supérieur de l'éducation (2019). Les réussites, les enjeux et les défis en matière de formation universitaire au Québec. Québec, Québec : Gouvernement du Québec.

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Rapports

Description

Depuis une trentaine d’années, le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) s’est penché à de nombreuses reprises – directement ou en filigrane – sur les finalités des études universitaires, des finalités faisant référence aux directions vers lesquelles est – ou devrait être – orientée la formation offerte aux étudiantes et aux étudiants des universités. En effet, dans certains de ses avis et rapports produits entre 1988 et 20131, le Conseil a défini une vision des études universitaires qui inclut la préparation à la vie citoyenne et le développement global de la personne (CSE, 1992) et qui dépasse,de facto, la simple préparation à la vie professionnelle (CSE, 2010). Il a ainsi fait valoir l’importance d’une formation universitaire générale et polyvalente (CSE, 1988, 1995, 1996) ou, autrement dit, d’une formation qui permette d’apprendre à apprendre (CSE, 1995). Articulée à la recherche (CSE, 1998), cette formation doit impliquer le développement de qualités générales comme l’ouverture d’esprit, le sens critique et l’éthique (CSE, 1995) ainsi que celui des capacités d’analyse et de réflexion (CSE, 2010) et l’apprentissage des langues (CSE, 2005). En outre, elle ne se limite pas à une formation initiale, mais s’inscrit résolument dans une perspective de formation tout au long de la vie (CSE, 2000b, 2013). En ce sens, ces finalités des études universitaires – définies comme « une direction plutôt qu’un aboutissement » (CSE, 2010, p. 6) – ont guidé la rédaction du présent avis. Son premier objectif est de déterminer les réussites, les enjeux et les défis qui touchent en ce moment la formation universitaire au Québec et d’en offrir une lecture en soulevant les difficultés qui, ultimement, entravent l’atteinte de ces finalités et, dans certains cas, peuvent même en appeler la redéfinition. À cet effet, un deuxième objectif consiste à inviter les acteurs du milieu à se pencher sur ces finalités et à les étudier afin de contribuer à l’amélioration continue de la formation universitaire québécoise eu égard à sa qualité, à sa pertinence et surtout au respect de ses finalités.

Le présent avis traite donc de la formation universitaire, laquelle fait référence «à la fois aux activités d’enseignement, sous la responsabilité du personnel enseignant, et aux apprentissages réalisés par les étudiants » (CSE, 2010, p. 6). À l’instar d’un autre avis qu’il a publié en 1998 et qui portait sur l’articulation entre la recherche, la création et la formation, le Conseil privilégie le concept de formation par rapport à celui d’enseignement afin d’englober l’ensemble des activités et situations pédagogiques qui favorisent l’acquisition et le développement du savoir (CSE, 1998, p. 13).

La formation constitue le principal volet de la mission des universités, qui comprend aussi la recherche et les services à la collectivité. Restée en périphérie des sujets du financement et de la gouvernance, qui, durant la dernière décennie, ont occupé l’avant-scène des débats portant sur les universités québécoises, la formation méritait l’attention du Conseil. En effet, le paysage dans lequel les universités évoluent, marqué par la diversité des profils étudiants et des parcours de formation, est soumis à des tendances incontournables, notamment la place croissante de la formation tout au long de la vie, le rehaussement des exigences de formation, les transformations du marché du travail, la diversification des parcours professionnels ainsi que la valorisation du développement de compétences non seulement spécialisées, mais aussi de nature générale et transversale.

Ainsi, certains acteurs – notamment des employeurs (tels les regroupements d’employeurs), des milieux professionnels (comme des organismes d’agrément ou des ordres professionnels) et des instances gouvernementales (par exemple, par l’attribution de fonds de recherche) – pressent les universités de tenir compte des enjeux que posent les transformations profondes de nos sociétés sur les plans social, économique, technologique, environnemental et démographique. C’est dans un tel contexte que ces acteurs émettent des critiques et des questionnements sur la pertinence et parfois même sur la qualité de la formation universitaire québécoise.

Lien

https://www.cse.gouv.qc.ca/wp-content/uploads/2019/12/50-0521-avis-reussites-enjeux-defis-universitaire.pdf
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