Les Webinaires antérieurs

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Pénuries d’enseignant.e.s : un portrait du phénomène au Québec

Geneviève Sirois, Université TÉLUQ

Martial Dembélé, Université de Montréal

Adriana Morales-Perlaza, Université de Montréal

7 avril 2021, 12 h à 13 h (GMT -5 heures)
Conférencier

Geneviève Sirois est professeure en administration scolaire à l’Université de TÉLUQ et chercheure associée au CRIFPE. Dans ses recherches, elle s'intéresse aux politiques éducatives, et plus particulièrement aux politiques de gestion des enseignants (formation, attraction, recrutement et rétention) et aux défis posés par les pénuries d'enseignants.


Martial Dembélé est professeur titulaire en éducation comparée à l’Université de Montréal et chercheur régulier au CRIFPE. Ses recherches portent sur les politiques relatives à la profession enseignante et l’amélioration de l’efficacité des établissements scolaires, en particulier dans les pays en développement.



Adriana Morales-Perlaza est professeure adjointe en éducation comparée et internationale à l’Université de Montréal et chercheure associée au CRIFPE. Ses recherches portent sur les perspectives internationales et l’éducation comparée, la sociologie de l'éducation et de l’évaluation scolaire, ainsi que les politiques et l’histoire de la professionnalisation de l’enseignement.

Résumé

De nos jours, la plupart des pays sont confrontés à des pénuries d’enseignant.e.s. Au Québec, les centres de services scolaires font état de difficultés sans précédent pour recruter des enseignant.e.s, ainsi que des suppléants, dans un contexte marqué par des taux de décrochage importants des enseignant.e.s en début de carrière et une augmentation des effectifs scolaires. La problématique des pénuries de personnel enseignant tend à se complexifier. Dans ce webinaire, nous explorerons les causes de ce phénomène, en plus de brosser un portrait de la situation à partir d’une étude de cas dans une région du Québec.


La communication orale scientifique : parler efficacement de sa recherche

Kathleen Sénéchal, Université du Québec à Montréal (UQAM)

24 mars 2021, 12 h à 13 h (GMT -5 heures)
Conférencière

Kathleen Sénéchal est professeure au département de didactique des langues de l’UQÀM, chercheuse associée au CRIFPE et membre du conseil d’administration de l’AiRDF. Ses recherches portent sur l'enseignement et l'apprentissage de la communication orale et misent sur la collaboration avec les praticiens.

Résumé

Quels sont les atouts de la communication orale scientifique? Quels en sont les principes généraux? En quoi consiste une présentation type? Ce webinaire permettra de répondre à ces questions en traitant de sujets tels que les règles et la structure d’une présentation, l’importance du support visuel et les éléments de la compétence langagière orale sollicités en contexte de diffusion scientifique.


L’environnement sociopédagogique des élèves du primaire en contexte d’enseignement distancié : perceptions d’élèves et enjeux d’enseignement

Geneviève Carpentier, Université de Montréal

Claudine Sauvageau, Université de Montréal

17 février 2021, 12 h à 13 h (GMT -5 heures)
Conférencier

Geneviève CARPENTIER est professeure adjointe au département de psychopédagogie et d’andragogie de l’Université de Montréal. Ses travaux de recherche portent sur les pratiques pédagogiques et les gestes professionnels qui favorisent des apprentissages durables ainsi que sur l’environnement sociopédagogique des classes du primaire. Elle est également rédactrice de la revue professionnelle Vivre le primaire.



Claudine SAUVAGEAU est doctorante au département de didactique de l’Université de Montréal, chargée de cours, assistante de recherche et conseillère pédagogique au Centre de services scolaire des Affluents. Son projet doctorat croise la didactique du lexique et la didactique de l'oral et porte plus précisément sur l’oral réflexif entre pairs pour favoriser la consolidation du vocabulaire rencontré en lecture chez les élèves à risque du 1er cycle du primaire.

Résumé

Le contexte inédit de pandémie de COVID-19 a provoqué plusieurs perturbations dans le monde de l’éducation. Au primaire, la reprise des activités en classe, marquée par une distanciation physique entre les élèves et les enseignantes, pose certains enjeux. Cet enseignement distancié semble effectivement influencer tant la pratique enseignante que la perception des élèves quant à l’environnement sociopédagogique de leur classe. Dans ces conditions, les gestes professionnels posés par les enseignantes (Bucheton et Soulé, 2009) tendent à s’adapter à la situation éducative et agissent inévitablement sur les différentes composantes du climat de classe (Janosz et al., 1998). Dans cette perspective, ce webinaire vise à présenter les résultats issus d’une recherche descriptive menée à l’automne 2020 auprès de dix enseignantes et de 1006 élèves du primaire.


L’école peut-elle aider à contrer les idées complotistes chez les jeunes? Réflexion sur le rôle de l’école et les moyens mis en œuvre pour y arriver.

Sivane Hirsch, Université du Québec à Trois-Rivières

Audrey Groleau, Université du Québec à Trois-Rivières

27 janvier 2021, 12 h à 13 h (GMT -5 heures)
Conférencier

Professeure titulaire au département des sciences de l’éducation à l’UQTR, Sivane Hirsch s’intéresse à la prise en compte de la diversité ethnoculturelle et religieuse à l’école et dans les pratiques du personnel enseignant. Elle documente entre autres le traitement des thèmes sensibles à l’école et l’éducation à domicile chez les hassidim de Montréal.



Audrey Groleau est professeure de didactique des sciences et de la technologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Ses recherches portent sur les rapports à l’expertise scientifiques de futur.e.s scientifiques, ingénieur.e.s et enseignant.e.s dans le contexte de questions technoscientifiques d’actualité.

Résumé

Depuis le début de la pandémie du Covid-19, on évoque souvent le rôle que l’école doit jouer afin d’assurer une cohésion sociale dans un contexte d’urgence sanitaire. Les études démontrant la popularité relative des idées complotistes parmi les jeunes ont amené plusieurs à proposer des ajustements au programme de formation de l’école québécoise pour qu’il réponde mieux à cet objectif. Or, il nous semble que le défi est tout autre. En effet, alors que le PFEQ fait déjà place à ces enjeux, l’organisation scolaire (heures de cours, examens ministériels de fin d’études, etc.) d’une part, et la formation initiale et continue insuffisante à cet égard d’autre part, permettent moins aux enseignants de développer ces questions en classe. Il convient donc de se demander comment, en accord avec le rôle social que doit jouer l’école dans ce contexte, on peut relever le défi et contrer les idées complotistes chez les jeunes.


Télésupervision : l’accompagnement de stagiaires en enseignement à l’aide du numérique

Matthieu Petit, Université de Sherbrooke

16 décembre 2020, 12 h à 13 h (GMT -5 heures)
Conférencier

« Matthieu Petit est professeur agrégé en développement de la formation pratique et responsable des stages pour les programmes du baccalauréat en enseignement au secondaire (BES) et du baccalauréat en enseignement de l’anglais langue seconde (BEALS) pour la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke. Ses travaux de recherche portent tout particulièrement sur l’utilisation du numérique en formation pratique : supervision de stage à distance, portfolio numérique, téléprésence… »

Résumé

Considérant l’efficacité de nombreux outils numériques pour la supervision à distance, il est possible d’accompagner des stagiaires répartis sur un vaste territoire tout en diminuant leur isolement par des interactions en ligne, voire une « présence à distance ». Lors de ce webinaire, j’aborderai des pratiques de « télésupervision » ayant émergé dans de nombreux domaines, dont en enseignement, et ce bien avant la COVID-19 qui a contraint des personnes superviseures à délaisser le présentiel et à adapter leurs fonctions afin d’assurer une continuité pédagogique.


La recherche expérimentale en éducation : quel devis utiliser, quels biais contrôler?

Thomas Rajotte, Université du Québec à Rimouski, campus de Lévis

9 décembre 2020, 12 h à 13 h (GMT -5 heures)
Conférencier

Thomas Rajotte est professeur au campus de Lévis de l’Université du Québec à Rimouski. En tant que chercheur en didactique des mathématiques, il est associé au Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE) et au Réseau de recherche et de valorisation de la recherche sur le bien-être et la réussite (RÉVERBÈRE).

Résumé

Dans le cadre de cette présentation, un regard sera porté sur les principaux devis pouvant être utilisés afin de réaliser une recherche expérimentale. En considérant les différents biais pouvant jouer sur l’interprétation des résultats d’une recherche, les avantages et les /files/09122020.pdfinconvénients des devis seront discutés.


Le je, le nous : que cache le choix d’un pronom dans l’écriture scientifique?

Priscilla Boyer, Université du Québec à Trois-Rivières

25 Novembre 2020, 12 h à 13 h (GMT -5 heures)
Conférencier

Priscilla Boyer est professeure à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Didacticienne du français, elle se spécialise dans l’apprentissage de la grammaire et des littératies universitaires. Elle est associée au Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE) et au Réseau de recherche et de valorisation de la recherche sur le bien-être et la réussite (RÉVERBÈRE).

Résumé

Dans le cadre de cette présentation webinaire, j’aborderai la question du positionnement de l’auteur.trice dans les écrits scientifiques. Comment s’affirmer comme chercheur.se et comment défendre son projet de recherche tout en s’effaçant sur le plan de l’énonciation, une caractéristique forte des écrits scientifiques en sciences de l’éducation? Peut-on transgresser les normes? Quel est l’effet sur le lecteur.trice?

La communication s'adresse plus spécifiquement aux étudiant.e.s de cycles supérieurs, mais aussi aux professeur.e.s qui agissent à titre de directeur.trice de recherche.


Le contact physique entre enseignants et élèves en temps de pandémie

Denis Jeffrey, Université Laval

16 juin 2020, 12 h à 13 h
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Denis Jeffrey est professeur titulaire à la faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval. Il mène des recherches dans le champ de l’éthique enseignante, de la socio-anthropologie de l’adolescence et des rites sociaux. Il a récemment publié : Enseignants, tous à risque d’accusations criminelles (2020), Les solidarités humanistes (2018), Rites et identités (2018), Rites et Ritualisations (2018), Pour une éducation à la paix dans un monde violent (2017), Éthique et insubordination en éducation (2016), Penser l’adolescence (2016), Jeunes et djihadisme (2016), Laïcité et signes religieux à l’école (2015), L’éthique dans l’évaluation scolaire (2014).

Résumé

Les contacts physiques entre enseignants et élèves sont nombreux et variés. Les recherches montrent que les élèves en retirent plusieurs bénéfices. Toutefois, dans le monde scolaire québécois, les contacts physiques ne sont pas réglementés. C’est pourquoi les enseignants vivent quotidiennement le risque d’être poursuivis pour des voies de fait et des attouchements sexuels. Cela revient à pratiquer sa profession avec une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. L’enseignant Henri Fournier était affectueux avec ses élèves du primaire. Il a été accusé pour attouchements sexuels. Acquitté, il fut incapable de revenir à l’enseignement. L’enseignante en français du secondaire Hélène Guimont a touché l’épaule d’un élève pour l’interpeller. Elle a été accusée pour des voies de fait. Les commissions scolaires sont promptes à porter des accusations, même si les preuves tiennent sur peu de choses. Ce Webinaire vise à discuter des contacts physiques entre enseignants et élèves en temps de pandémie. Même si la distanciation corporelle est recommandée, il peut arriver qu’un enseignant doive toucher un élève pour le motiver, le consoler ou le discipliner. Comment doit-il alors agir pour éviter des accusations criminelles de voies de fait ou d’attouchement sexuel? Nous allons présenter des balises claires que tous les enseignants devraient connaître pour mieux se protéger contre de telles accusations.


Accompagner les étudiants à distance

Anastassis Kozanitis, Université du Québec à Montréal

9 juin 2020, 12 h à 13 h
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Anastassis Kozanitis est professeur au Département de didactique de l'Université du Québec à Montréal depuis 2015. Il a aussi été conseiller pédagogique pendant plus de 10 ans à Polytechnique Montréal. Il enseigne aux futurs enseignants du niveau collégial et universitaire, notamment les stratégies et modèles d'enseignement, la gestion de classe et le soutien des apprentissages en formation à distance. Ses intérêts de recherche portent sur la motivation et l'engagement scolaire en contexte postsecondaire, ainsi que sur l'influence des interventions éducatives sur les apprentissages complexes dans les parcours professionnalisants.

Résumé

Le contexte actuel oblige plusieurs enseignantes et enseignants de revoir leurs pratiques pédagogiques, notamment par la mise à distance de leurs cours. Ce webinaire présentera d’abord quelques repères conceptuels, notamment les modalités et les structures de cours pour la formation à distance (FAD). Il proposera ensuite des pistes d’intervention aux défis de l’accompagnement et l’encadrement des étudiants à distance en s’appuyant sur la littérature scientifique reconnue.

Comment favoriser le bienêtre en enseignement en temps de pandémie?

Nancy Goyette, Université du Québec à Trois-Rivières

2 juin 2020, 12 h à 13 h
Conférencier

Nancy Goyette, Ph. D., est professeure en sciences de l'éducation à l'UQTR. Elle s'intéresse au bienêtre en enseignement et au concept de bienveillance dans les institutions éducatives. L'une de ses recherches, financée par le FRSC, explore la construction identitaire favorisant le bienêtre chez des enseignants novices en insertion professionnelle.

Résumé

Le bienêtre en enseignement est un phénomène complexe dont le sens est l'élément central qui contribue au développement professionnel des enseignants. L'arrivée de la pandémie a bouleversé certains repères contribuant à leur santé psychologique au travail. Comment gérer les incertitudes, les émotions quotidiennes et reprendre le contrôle de sa vie professionnelle en faisant preuve d’une attitude positive ? Nous explorons certains moyens pour s'adapter à la situation et enrichir leur construction identitaire.